Allocation pour impotent et contribution d’assistance
Dans certaines situations, l’AI peut verser une allocation pour impotent ainsi qu’une contribution d’assistance aux personnes qui ont besoin d’aide pour accomplir les actes ordinaires de la vie quotidienne.
Une personne est considérée comme « impotente » au sens de l’AI lorsqu’elle dépend régulièrement de l’aide d’autrui pour des activités telles que s’habiller, se lever, s’asseoir, manger, effectuer sa toilette ou accomplir d’autres gestes essentiels du quotidien. Elle peut alors avoir droit à une allocation pour impotent.
Prenons l’exemple d’un homme de 56 ans qui souffre d’une paralysie durable du côté gauche à la suite d’un AVC. Il a besoin d’aide pour s’habiller et pour manger, mais reste autonome dans les autres actes de la vie quotidienne. Une année après l’AVC, il obtient de l’AI une allocation pour impotent de degré faible.
Pour les mineurs nécessitant au moins quatre heures de soins par jour, l’AI peut également verser un supplément pour soins intenses. Comme pour l’allocation pour impotent, il existe différents degrés (faible, moyen et grave) en fonction de l’importance des besoins.
Depuis 2012, l’AI prévoit également une contribution d’assistance. Cette prestation vise avant tout à renforcer l’autodétermination et la responsabilité personnelle des bénéficiaires d’une allocation pour impotent, afin de leur permettre de vivre à domicile plutôt qu’en institution. La contribution d’assistance favorise l’autonomie et l’autodétermination des personnes en situation de handicap en leur permettant d’organiser elles-mêmes le soutien dont elles ont besoin. Son développement reste toutefois nécessaire afin de mieux répondre aux besoins réels des bénéficiaires.
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Situation politique
Malgré l’introduction de la contribution d’assistance, d’importantes lacunes subsistent pour permettre aux personnes en situation de handicap de mener une vie pleinement autodéterminée. Ainsi, les proches directs, tels que les parents ou le ou la partenaire de vie, ne peuvent toujours pas être engagés comme assistant·e·s rémunéré·e·s dans le cadre de ce dispositif. Par ailleurs, de nombreuses personnes concernées peinent à recruter suffisamment d’assistant·e·s et à assumer les importantes démarches administratives liées à leur rôle d’employeur. Des améliorations sont également nécessaires concernant l’étendue de la contribution. Dans de nombreux cas, celle-ci ne couvre pas les besoins réels d’assistance, ce qui pénalise particulièrement les personnes présentant des limitations importantes. En outre, les montants prévus ne permettent pas toujours de rémunérer de manière adéquate des assistant·e·s disposant de compétences spécifiques ou de qualifications élevées, notamment dans les domaines des soins ou de l’accompagnement professionnel. Dans le cadre de l’Initiative pour l’inclusion, Procap demande donc des améliorations attendues depuis longtemps afin que la contribution d’assistance réponde davantage aux besoins réels des personnes concernées et leur permette de vivre de manière véritablement autonome.