Texte Cynthia Mira, Photo Yannick Monin
En discutant avec Yannick Monin, on remarque rapidement qu'il aborde cette nouvelle fonction avec beaucoup d'enthousiasme, mais aussi avec humilité. « Je souhaite être un président proche des membres, à leur écoute et engagé pour faire vivre notre association. » Il tient tout d'abord à remercier les membres pour la confiance qu'ils lui accordent. Fort de ses nombreuses années d'engagement au sein du comité, il évoque une association dynamique, portée par une petite équipe de bénévoles engagé·e·s et des membres attachés à ses valeurs.
Lorsque l'opportunité de reprendre la présidence s'est présentée, il lui a semblé naturel de poursuivre cet engagement et de mettre son expérience au service de la section. « J'ai envie de contribuer à son développement et de défendre les intérêts des personnes en situations de handicap du Jura bernois, une région chère à mon cœur », explique cet homme de 45 ans.
Originaire de Reconvilier, où il a grandi, Yannick Monin a effectué sa scolarité au Gymnase de Bienne avant de poursuivre ses études de pharmacie en Suisse romande. Pharmacien de profession, il a acquis au cours de sa carrière une vision globale du système de santé et de l'accompagnement des patient·e·s. « Ma conviction que chacun·e doit pouvoir accéder aux soins et être traité·e avec dignité, quelles que soient sa situation ou ses difficultés, s'est particulièrement renforcée lors de ma mission avec Médecins sans frontières. »
Dans sa nouvelle fonction, il souhaite continuer à renforcer la convivialité et la collaboration. « Je crois beaucoup au travail d'équipe. Une section ne peut avancer que grâce à l'engagement de son comité et à la participation active de ses membres. » Même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, de nombreux défis subsistent dans la région. L'accessibilité des infrastructures, la mobilité, l'accès à l'emploi ou encore la participation à la vie sociale demeurent des enjeux importants. « Il est essentiel de poursuivre le dialogue avec les autorités, les institutions et la population afin de construire une société où chacun·e peut trouver pleinement sa place », souligne-t-il.



